• i won't kill

    "(...) des mots comme des bêtes sauvages que l'on rend à la nature en éloignant les mains de la cage dès que le loquet à sauté de peur de se faire arracher un bout de visage. Parce que certains mots filent, tourbillonent, vivent entre les gens par eux même, en tout cas différemment de cet état apprivoisé qu'ils avaient lorsqu'ils étaient encore coincés sous la langue; au calme, en liberté surveillée. Finissant par fondre dans la gorge en un suc acide, noir, douloureux, comme une capsule de cyanure se fissure faute d'avoir pu la cracher à temps.
    Et puis à force de manipuler des produits corrosifs on finit par le faire sans gants, on s'y brule les mimines, et tout se renverse d'un coup, oops, j'avais pas senti le coup venir, les vapeurs acides montent et brûlent les yeux irritent les joues crispent la machoire."

    Tieum.


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